Elisabeth Gilbert Dragìc

Elisabeth entreprend des études d’architecte d’intérieur mais se dirige plus radicalement vers l’art en entrant à l’Ecole des Beaux Arts de Lyon dont elle est diplômée en 1994.

Très rapidement ses grands formats fleuris, s’exposent en région lyonnaise puis conquièrent la Suisse où elle expose à Genève.

Elle reste très attachée à sa région d’origine et multiplie les expositions dans des lieux prestigieux rentrant systématiquement en résonance avec son thème de prédilection : Eglise Romane, Jardins des Thèvenets et Orangerie du Parc de la Tête d’Or à Lyon.

Elle suscite un grand intérêt en dehors des frontières, comptant notamment des collectionneurs russes.

Par ailleurs elle intervient comme professeur d’Art Plastique.

Démarche artistique

La démarche artistique d’Elisabeth s’inscrit de manière obsédante autour de la représentation de fleurs fanées. Elle travaille à partir de photographies qu’elle explore dans leur reproduction picturale en grand format. Roses, amaryllis, lys... enlisées dans la peinture fraîche, remodelées, apparaissent comme des bas-reliefs et s’imposent à elle,  tels des secrets émergents de fragments de biscuits de porcelaine. Ces fleurs sont un support pour aborder les rapports hommes/femmes, la religion, le temps qui passe et qui «fane», et de quelles façons toutes ses questions se transmettent.

Cette exploration à travers la peinture l’a récemment conduite vers la réalisation de volumes en peau d’animal (sanglier, chevreuil, porc...). Ces «fleurs animales» hybrides, posées à même le sol ou suspendues, s’affichent insidieusement comme une représentation entre nature morte et figure de vanité. Du faste désuet d’un bouquet de vernissage à un travail de taxidermie horticole, de l’abandon de la fleur qui se fane à l’abandon de l’animal qui a poussé son dernier soupir, il pourrait bien se dessiner le paysage d’un jardin de la Belle au bois dormant, là où persiste à notre insu l’évolution des formes et des êtres dans leur devenir.