Mathieu Weemaels

Né le 14 juin 1967 à Bruxelles, d'un père artiste peintre (Jacques Weemaels) et d'une mère violoniste (Jacqueline Rosenfeld), Mathieu a été plongé dans un univers artistique dès son plus jeune âge. Enfant il dessine beaucoup, ce qui l'a naturellement entrainé à entreprendre des études artistiques dans l'atelier de dessin de la meilleure école d’arts de Bruxelles : La Cambre.

Après ses études, Mathieu commence à développer son travail de « coins d’atelier » où règnent solitude, calme et silence. Depuis son travail s'est diversifié, et il expose maintenant de façon régulière en Europe : Belgique, France (Galerie Deï Barri à Saint Tropez , Galerie Patricia Oranin à Pont L'Abbé (Patricia Oranin qui a longtemps travaillé pour le musée d'Orsay de Paris, a sélectionné Mathieu comme artiste lorsqu'elle a décidé d'ouvrir sa propre galerie), Strasbourg, Mulhouse, Paris  (Galerie Petite) et au Danemark (galerie Rasmus (Copenhague, Odense))

Mathieu Weemaels a gagné deux prix: celui de l’académie royale de Belgique, et P.P.Hamesse.

Son travail a été présenté dans diverses parutions ces dernières années dans des magazines français et USA: The pastel magazine, Pratique des Arts ; Artistes magazine, …

Présentation de l'artiste

A travers une thématique intimiste, puisée dans son environnement proche, il nous invite à partager l'univers de son atelier. Cabans, bols, encriers et pots sont autant de prétextes à peindre la simplicité du monde. Traités souvent au pastel ces objets singuliers prennent alors une autre dimension par le jeu de l'ombre et de la lumière qui leur confère une intériorité et une histoire secrète insondable. Objets avez-vous donc une âme ? Affectueux voisinage avec l'ami Vincent, sa chaise et sa paire de chaussures aux lacets défaits. Comment ne pas penser aussi à Vermeer et à la douceur des lumières du Nord. Ici le terme de nature morte ne convient pas et il faut lui préférer le terme anglophone de "Still life" qui renvoie davantage à l'essence et à l'existence des choses. Quelques nus féminins et masculins complètent cet ensemble. Délicats et subtils ils semblent hors du temps et de l'espace, comme flottants dans des limbes évanescents. En plaçant des miroirs dans ses compositions l'artiste accentue cette étrange perception qui nous incite à chercher ce qu'il y a derrière le sujet représenté. C'est toute la problématique de la représentation qui se pose alors devant nos yeux. Que voit-on ? Est-ce simplement l'image du réel, le reflet de ce que nous connaissons du réel ou l'interprétation d'une réalité qui est en nous ? Mathieu Weemaels ne répond pas bien sûr à cette interrogation et heureusement d'ailleurs, car en laissant ces questions en suspens il laisse une porte ouverte à notre imaginaire et préserve le mystère de ses œuvres dans le silence de son atelier de Bruxelles.